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Faut-il se fier aux statistiques ?

Prenons un cas fictif. Justine connait les règles du jeu d’échecs et souhaite maintenant choisir son ouverture avec les Blancs. Pragmatique, elle ‌veut choisir le premier coup qui donnera le meilleur résultat et construira progressivement la suite.

Surprise, elle constate que g3 est l’ouverture qui donne de meilleurs résultats en pourcentage de gains 36% V 39% N 25% D
C’est mieux que d4 (34% V 43% N 23% D), e4 (33% V 42% N 25% D) et Cf3 (34% V 44% N 23% D) Bon, on perd moins souvent avec d4 mais Justine souhaite gagner le plus souvent possible et opte pour g3.
Prise d’un doute, elle clique toutefois sur les paramètres de la base de données et opte pour les parties jouées sur Lichess en classique plutôt que sur les parties jouées par les grands maîtres Fide.
Surprise : g3 (44% V 6% N 50% D) est nettement moins recommandé. d4 (50% V 6% N 44% D) et c4 (50% V 6% N 44% D) fonctionnent beaucoup mieux. Justine a alors deux choix : abandonner son idée de choisir son premier coup uniquement à partir de statistiques ou affiner sa recherche en sélectionnant le niveau moyen des joueur(euse)s dans les paramètres.
Dans le club, David a choisi sa première ouverture (b4) sur le critère suivant : quel coup jouable a le plus de chances de sortir son adversaire de la théorie ? Il a fait ce choix sans consulter de bases de données mais, même intuitivement, n’est-ce pas un choix basé sur des statistiques ?
Pour aller plus loin et sortir un peu du jeu d’échecs, une vidéo étonnante sur les statistiques : 

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